DÉCADANSER

Le jour prisonnier tu t’évades dans la nuit
Dans le noir tu cherches à éclairer ta vie
T’attends les soirées comme on attend un train
T’espères qu’il déraille dans les bras de quelqu’un
Alors t’es pimpé du visage jusqu’aux pieds
D’habitude discret ce soir tu veux briller
Pour combler le vide et ce manque de confiance
Tu remplis des doses proches de l’indécence
Et qu’importe le before tu suis tes amis
Commence à tanguer ouais pas grave le corps suit
La cadence des captains s’mélange aux whiskys
Finir ivre mort t’fait te sentir en vie

Et tu danses dans le club
Et tu danses dans le club
Et tu danses dans le club

Le dancefloor comme un reflet de l’humanité
Au bord de la chute continue de tourner
Comme tout l’monde tu sais plus pourquoi tu fais ça
On voit les névroses dans chacun de tes pas
La seule raison qui fait
Qu’tu continues à cadencer
Sur l’son claqué du DJ
Chopper l’insta d’une bombe
Mais ça y est l’seuil est passé
Et tous les mots se confondent
Ton cerveau lui s’est barré
Ton plan cul ton plan B

Solo carré VIP
La teille vide comme la CB
Beaucoup d’choses à oublier
Trop lourde est la gravité
L’impression qu’demain c’est loin
Qu’l’infini est à portée
Que dans le vers de ce soir
Tous les maux peuvent s’effacer
Et le temps lui s’arrêter

Et tu danses dans le club
Et tu danses dans le club
Et tu danses dans le club

Chaque soirée comme si c’était l’dernier jour sur Terre
Rien ne se perd tu t’transformes quand tu t’mets à l’envers
Allant droit au trou noir devenu l’ordinaire
Convaincu que l’amour s’cache au fond de ton verre
Tu ressembles à ce monde tu n’fais qu’décadanser
Enfermé dans la boîte d’ennui à noyer
Sur les sons en alarmes les larmes de ces journées
Qu’tu transformes en samedi soir chaque fois pour t’échapper

Et tu danses dans le club
Chaque fois pour t’échapper
Tu fais qu’décadanser
Chaque soirée comme si c’était l’dernier jour sur Terre
Rien ne se perd tu t’transformes quand tu t’mets à l’envers
Tu ressembles à ce monde tu n’fais qu’décadanser
Enfermé dans la boîte trop d’ennui à noyer
Tu fais qu’décadanser